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Les 5 techniques qu'utilisent les photographes professionnels

Vous rêvez de photographier comme un pro, mais vous ne savez pas par quoi commencer ? Le triangle d’exposition est probablement l’une des notions les plus techniques à connaître pour se débarrasser du mode automatique. Lorsque j’ai commencé à apprendre la photographie et que j’ai entendu parler de sensibilité ISO, de vitesse d’obturation et d’ouverture focale, je me suis vraiment demandé dans quoi j’étais en train de m’embarquer ! J’aurais rêvé d’avoir un guide complet pour m’aider.

C’est pourquoi j’ai décidé de vous faire gagner un temps précieux en vous partageant ici mes connaissances. Rassurez-vous, toutes ces notions fondamentales de la photographie ne sont pas si compliquées et si vous pratiquez régulièrement, je vous garantis des clichés exceptionnels en un rien de temps. Alors passez votre appareil photo en mode manuel et lisez attentivement ce qui suit.

Qu’est-ce que le triangle d’exposition ?

Commençons par un peu de physique : lorsque vous appuyez sur le déclencheur de votre appareil photo, reflex ou hybride, la lumière traverse l’objectif par un trou au diamètre variable jusqu’à un capteur protégé par un rideau.

Eh bien le voilà notre fameux triangle d’exposition, tout simplement ! L’ouverture du diaphragme de l’objectif permet à une certaine quantité de lumière de passer. La vitesse à laquelle le rideau (ou obturateur) s’ouvre et se ferme, permet de laisser entrer la lumière puis de la couper. Enfin, la sensibilité du capteur enregistre la lumière pour composer une image.

Vous allez peut-être vous dire que ça n’a pas l’air si compliqué. En effet, ce n’est pas si difficile à comprendre. En fait, toute la subtilité consiste à trouver le parfait équilibre du triangle d’exposition en jouant sur ses trois piliers, qui sont : la vitesse d’obturation, l’ouverture du diaphragme et la sensibilité ISO.

 

À quoi sert le triangle d’exposition ?

 

Comprendre l’exposition

L’exposition d’une photo correspond à la quantité de lumière reçue par le capteur :

  • si le capteur enregistre trop de lumière, l’image est trop claire, donc surexposée ;
  • si le capteur enregistre la bonne quantité de lumière, l’image est belle et bien exposée ;
  • si le capteur enregistre peu de lumière, l’image est trop sombre, donc sous-exposée.

Vous l’aurez remarqué, dans la vie il n’y a jamais la même quantité de lumière. Il peut y avoir trop de lumière en plein soleil, trop peu de lumière sous les nuages ou en intérieur, et presque pas de lumière la nuit. Alors comment capte-t-on la bonne quantité de lumière ? En jouant sur le triangle d’exposition, bien entendu !

 

Passer au mode manuel

Avoir un superbe appareil photo reflex haut de gamme, c’est bien. Prendre des photos en mode manuel, c’est mieux ! Il y a quelques années, j’ai acheté mon premier reflex et j’étais impatient de prendre de magnifiques clichés. Je l’ai d’abord réglé sur le mode automatique et j’ai été extrêmement déçu du résultat. On était loin de la qualité de Steve McCurry ou de Sebastião Salgado…

J’ai alors décidé de me former en photographie afin de faire de belles photos en mode manuel dont je puisse être fier. J’ai persévéré dans l’apprentissage de toutes ces notions techniques et je suis aujourd’hui un photographe comblé lorsque je brandis mon appareil photo !

comment régler son appareil photo

Passez au mode manuel, n’ayez pas peur ! Au début, vous aussi vous raterez de nombreuses prises, mais ce n’est pas grave. Surtout qu’avec le numérique, il est facile de savoir si on a réussi ou raté sa photo. Persévérez et vous verrez rapidement une nette progression jusqu’à obtenir précisément l’image que vous avez en tête.

 

De quoi est composé le triangle d’exposition ?

Le triangle d’exposition s’équilibre grâce à ces trois leviers :

  • l’ouverture du diaphragme ;
  • la vitesse d’obturation ;
  • la sensibilité ISO.

Je vais vous les présenter rapidement ici, mais n’hésitez pas à aller voir mes autres articles afin d’approfondir le sujet.

 

Ouverture focale

Aussi connue sous le nom d’ouverture du diaphragme. À l’intérieur de chaque objectif, se trouve une série de lamelles disposées de façon concentrique. Selon le réglage que vous choisissez, le cercle s’agrandit ou se rétrécit telle la pupille d’un œil. Plus le cercle est large et plus la lumière entre, plus le cercle est resserré et moins la lumière entre.

L’ouverture est désignée par une valeur f/x allant de f/1 à f/32. Il est important de retenir que plus le chiffre est grand, plus l’ouverture est petite. Par exemple, à f/4 l’ouverture est beaucoup plus large qu’à f/16 et vice-versa.

L’ouverture focale joue un rôle extrêmement important dans la profondeur de champ. En effet, plus le cercle est ouvert et plus la profondeur de champ est réduite. Concrètement, cela signifie que pour avoir un beau flou d’arrière-plan, en portrait notamment, il faut que le diaphragme soit ouvert le plus possible. À l’inverse, si l’on veut qu’une photo soit nette à l’infini, mieux vaut sélectionner une petite ouverture afin d’avoir un bon piqué.

 

Le temps de pose

Également appelé vitesse d’obturation. À l’intérieur de votre boîtier, devant le capteur, se trouve l’obturateur généralement composé de deux rideaux. Ces rideaux se lèvent et se baissent pendant une durée prédéfinie afin de laisser passer la lumière jusqu’au capteur.

Dans la plupart des appareils photo reflex, on trouve un rideau en haut du capteur et un en bas. Ce dernier est fermé et s’abaisse pour laisser passer la lumière. Au bout d’un certain temps, allant de la fraction de seconde à plusieurs minutes, le rideau du haut se baisse afin de couper la lumière et de stopper la prise de photo. Les deux rideaux reprennent alors leur place initiale.

Le temps de pose varie entre 1/8 000e de seconde et plusieurs minutes. Plus il est court, moins la lumière a le temps de rentrer et plus il est long, plus la lumière frappe le capteur. On joue sur ce paramètre lorsque l’on veut figer un mouvement ou, au contraire, laisser la lumière tracer de belles lignes sur le capteur.

Sensibilité du capteur

La sensibilité ISO représente la capacité du capteur à enregistrer une certaine quantité de lumière. Il convertit ensuite cette lumière en image qui devient la photographie. Une sensibilité faible capte peu de lumière tandis qu’une haute sensibilité en capte beaucoup plus.

Cependant, il faut faire attention, car plus le capteur est sensible à la lumière, plus le risque de bruit numérique est accru. Il s’agit de petites poussières colorées que l’on trouve parfois sur les photos.

Sur la plupart des boîtiers, la sensibilité démarre à 100 ISO. Puis elle peut monter jusqu’à plus de 3 millions d’ISO sur les appareils les plus haut de gamme. Il est tout de même déconseillé de dépasser 6 400 ISO. On règle la sensibilité ISO en fonction de la luminosité ambiante. Par exemple, par une belle après-midi ensoleillée, 100 ou 200 ISO suffisent. Pour une photo de nuit ou dans un intérieur sombre, on peut envisager de monter à 3 200 ou 6 400 ISO.

 

Comment choisir le bon réglage ?

Sur la plupart des appareils, on règle la vitesse d’obturation ainsi que l’ouverture focale grâce à des molettes crantées facilement accessibles. Pour régler la sensibilité du capteur, soit on dispose d’un bouton d’accès rapide, soit on doit aller dans le menu. Si vous souhaitez faire l’acquisition d’un nouvel appareil reflex ou hybride, je vous conseille de vérifier l’emplacement de ces trois paramètres. Ils doivent impérativement être accessibles rapidement.

 

Les diaphs

On appelle diaph l’intervalle entre deux valeurs. Par exemple :

  • si l’on passe la vitesse d’obturation de 1/60 à 1/30 : on augmente d’un diaph ;
  • si l’on passe l’ouverture du diaphragme de f/11 à f/16 : on diminue d’un diaph ;
  • si l’on passe l’ISO de 400 à 1 600 : on augmente la sensibilité de deux diaph.

Je vous incite vraiment à apprendre par cœur les valeurs qui composent le triangle d’exposition. Elles se retiennent facilement et une fois que vous les connaissez sur le bout des doigts, le dosage de la lumière se fait naturellement.

Pour connaître ces valeurs, vous pourrez lire mes autres articles sur le sujet.

 

La Métaphore du verre d’eau

Venons-en à l’essentiel : l’équilibrage du triangle d’exposition ! Imaginez que l’on vous demande de remplir un verre d’eau à ras bord. Il ne faut pas faire déborder l’eau, mais il ne faut pas non plus qu’il n’y en ait pas assez.

Pour remplir ce verre, vous allez prendre trois paramètres en compte :

  • la taille du verre ;
  • l’ouverture du robinet ;
  • la vitesse de l’eau.

Si vous ouvrez trop le robinet, l’eau s’écoulera vite et le verre risquera de déborder. Mais si vous ouvrez très légèrement le robinet, l’eau va couler lentement et le verre mettra du temps à se remplir.

triangle d'exposition photo

Le triangle d’exposition ressemble vraiment à cela :

  • l’eau représente la lumière ;
  • le verre correspond au capteur : plus il est grand, plus il contient d’eau, donc plus le capteur est sensible, plus il absorbe la lumière ;
  • le robinet équivaut à l’ouverture du diaphragme : plus il est ouvert plus il laisse passer de lumière ;
  • la vitesse à laquelle l’eau coule est représentative de la vitesse d’obturation.

Ainsi, pour équilibrer le triangle d’exposition, vous devez vous assurer de laisser passer la juste quantité de lumière. Par exemple, lorsque la vitesse est lente, beaucoup de lumière atteint le capteur, il convient alors de fermer le diaphragme pour diminuer cette quantité. Lorsque le diaphragme est ouvert au maximum et que beaucoup de lumière passe, mieux vaut augmenter la vitesse et diminuer la sensibilité ISO. Etc.

 

Comment réussir ses photos ?

Vous l’avez désormais compris : en matière de photographie, tout est une question de dosage de la lumière. Je vais à présent vous donner quelques exemples d’équilibrage du triangle d’exposition.

 

Un doux portrait

Vous avez décidé de prendre le portrait d’une personne chère à votre cœur et vous imaginez déjà son beau visage se détachant nettement au milieu d’un jardin flou. Il s’agit donc de jouer sur une très faible profondeur de champ. Commencez par ouvrir votre diaphragme au maximum de ses capacités. Jugez de la luminosité ambiante : si le ciel est couvert, misez sur une sensibilité ISO à 400, sinon restez à 100. Enfin, puisque cette personne pose pour vous, elle ne bouge presque pas, vous pouvez donc rester sur une vitesse faible entre 1/125 et 1/500. Faites la mise au point sur l’œil le plus proche de vous et déclenchez. Voilà un superbe portrait !

choisir exposition photo

Goal !

Vous êtes au match de foot de votre fils et vous ne voulez surtout pas louper le moment où il marquera un but. Placez-vous stratégiquement et dites-vous qu’ici, c’est la vitesse qui compte. Montez la vitesse d’obturation à 1/1 000 ou 1/4 000 afin de figer l’action et ouvrez l’ouverture focale à f/5.6 ou f/4. Dans ce cas de figure, vous avez compensé le manque de luminosité produit par une vitesse rapide avec un flot de lumière plus important grâce à une large ouverture. Si en plus, le ciel est couvert, montez les ISO.

 

Paris by night

Vous êtes en week-end romantique à Paris et vous déambulez près de la Tour Eiffel à minuit. Vous voulez absolument garder un souvenir de ce super séjour, mais vous hésitez sur les réglages à faire. Premièrement, pensez à monter la sensibilité ISO à 6 400. Ensuite, ouvrez votre diaphragme à f/4 ou f/5.6 et ralentissez la vitesse d’obturation. Attention cependant sur ce dernier point, car si vous n’avez pas de trépied, la photo risque d’être flou.

 

En bref

Voici ce que vous devez absolument retenir concernant le triangle d’exposition :

  • Qui : toute personne désirant passer au mode manuel ;
  • Quoi : le triangle d’exposition qui permet de doser parfaitement la lumière ;
  • Où : sur le capteur de votre appareil, là où l’image se forme ;
  • Quand : n’importe quand. Le matin, le soir, la nuit, quand vous voulez ! ;
  • Comment : en équilibrant savamment le temps de pose, l’ouverture focale et la sensibilité du capteur ;
  • Pourquoi : pour ne plus jamais se sentir démuni lorsque vous passez en mode manuel !

Félicitations ! Vous comprenez maintenant comment fonctionne le triangle d’exposition. Vous ne vous en rendez peut-être pas encore compte, mais vous maîtrisez 80 % de la technique photographique. Alors à vos appareils, car désormais seule la pratique fera de vous un photographe accompli.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à consulter mes programmes de formation. À très vite !