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Les 5 techniques qu'utilisent les photographes professionnels

Avez-vous déjà eu l’occasion d’admirer des œuvres d’art photographique composé d’objets illuminés par des lumières de couleur ? Êtes-vous déjà resté pantois devant ces clichés où des mots lumineux, suspendus dans l’air, ont été tracés par une main invisible ? Si vous êtes comme moi, le light painting vous fascine ! Personnellement, je trouve qu’il s’agit de l’une des techniques de photographie les plus créatives et originales qui soient. Mais comment faire pour réussir ses photos de light painting ? De la technique au matériel en passant par les différents types de light painting, je vous emmène aujourd’hui faire un tour du côté artistique de la force !

Le light painting, un art à part entière


Définition du terme

Le light painting consiste à photographier dans le noir des objets illuminés par différentes sources lumineuses. On peut se servir d’une lumière naturelle, comme un rayon de lumière filtrant à travers une fente ou un vitrail ou d’une lumière artificielle, tels un spot ou un lampadaire.

Il est important de noter que le photographe de light painting ne doit en aucun cas se servir d’un flash. Eh oui, ce serait de la triche et celui-ci se verrait rapidement hué par ses collègues light painters ! Cependant, la lumière peut tout de même être apportée et mise en scène, comme avec une lampe torche ou un écran de smartphone.

Il est intéressant de noter que cette technique est souvent confondue avec son petit frère : le light drawing. Ici, il ne s’agit pas de photographier un objet éclairé, mais de peindre des tableaux en imprimant une lumière vive sur son capteur.

Cependant, le light drawing s’est vite intégré au light painting et de nos jours on ne fait plus vraiment la différence entre les deux. J’aborderai donc les deux techniques ici et je vous parlerai plus tard des techniques dérivées.

pose longue photo


De quel matériel a-t-on besoin ?


L’appareil photo et le système optique

Claude Monet et Picasso avaient une toile pour peindre leur tableau, vous, vous avez le capteur de votre boîtier d’appareil photo ! L’idéal, bien sûr, est de disposer d’un appareil photo reflex ou hybride numérique. Cependant, tout appareil permettant d’allonger le temps de pose peut être utilisé.

Le système optique n’a pas vraiment d’incidence sur la qualité de vos peintures photographiques. Cependant, gardez à l’esprit que vous ferez vos clichés dans le noir et que par conséquent, il faudra plus ou moins ouvrir le diaphragme.

Personnellement, j’aime que ce type d’images soit large. Je préfère donc généralement monter un objectif grand-angle sur mon boîtier. Cela me permet ensuite d’imprimer mes images les plus belles en grand format et de les exposer dans mon salon.


Le kit de pose longue

Un kit de pose longue, qu’est-ce que c’est encore que ça ? Pas de panique, je suis sûr que vous êtes déjà un as de la pose longue et que vous savez déjà qu’il faut s’équiper d’un certain matériel pour la réussir.

Pour commencer, ne prévoyez jamais de partir faire de la photo de light painting sans trépied ! En effet, si vous ne stabilisez pas correctement votre appareil photo, vous risquez d’obtenir un sacré flou de bougé.

Enfin, toujours dans l’optique d’éviter le flou de bougé, pensez à vous munir d’une télécommande, car il arrive souvent qu’en appuyant sur le déclencheur, on fasse trembler l’appareil photo. De plus, la télécommande devient impérative lorsque l’on utilise le mode bulb, mais nous y reviendrons tout à l’heure.


La lumière

Si un peintre a besoin de peinture pour peindre, un photographe de light painting a besoin de lumière pour pratiquer son art. Comme nous l’avons vu plus haut, il peut s’agir d’un rayon de lumière naturelle ou d’une lumière artificielle, hors flash.

Pensez à vous munir d’une source de lumière artificielle. Il peut s’agir d’un porte-clés lumineux, d’un spot de couleurs, d’une lampe torche, d’un néon, d’une bande de LEDs, de bougies, d’un écran de smartphone, du jouet de votre petit neveu ou du sabre laser de Luc, votre copain Jedi.

light painting photo


Comment faire du light painting ?


La technique de la pose longue

Avant d’aller plus loin, reprenons quelques bases. Lorsque vous appuyez sur le déclencheur, la lumière pénètre dans votre appareil par l’objectif, passe la barrière formée par les rideaux de l’obturateur et s’imprime sur le capteur.

Selon notre fameux triangle d’exposition, moins il y a de lumière, plus il faut augmenter le temps de pose grâce à la vitesse d’obturation, c’est-à-dire qu’il faut laisser les rideaux ouverts le plus longtemps possible. Vous comprenez maintenant pourquoi il est nécessaire de placer votre appareil sur un trépied photo !

En light painting, je recommande de ne pas trop monter les ISO. Préférez allonger votre temps de pose plutôt que de monter la sensibilité du capteur. En ce qui concerne l’ouverture du diaphragme, tout dépend de la profondeur de champ désirée. Là encore, c’est la vitesse d’obturation qui prime.

Si vous n’avez pas beaucoup de temps ou que vous n’êtes pas très sûr de vous, réglez votre appareil sur le mode « priorité vitesse ». Ainsi, vous n’aurez qu’à vous occuper de la vitesse d’obturation et l’appareil gèrera comme un grand l’ouverture du diaphragme et les ISO.


Exposer correctement son capteur à la lumière

Mon conseil est de toujours faire un essai d’exposition avant d’attaquer le light painting. Ainsi vous pouvez ajuster vos réglages avant de vous concentrer sur la composition, surtout lorsque vous voulez réaliser de véritables tableaux de light drawing.  

Comme nous venons de l’évoquer, le secret de cette technique de photographie réside dans le temps d’exposition du capteur à la lumière. Généralement, les appareils photo permettent d’effectuer un temps de pose allant de 1/4000e de seconde à 30 secondes.

Or, pour obtenir certains effets de lumière, vous aurez parfois besoin de dépasser allègrement les 30 secondes pour atteindre 1 à 2 minutes. Dans ce cas, le mode B ou Bulb vous permet d’allonger le temps de pose autant que vous le souhaitez.

Il vous suffit de laisser votre doigt appuyé sur le déclencheur aussi longtemps que vous le voulez. Oui, mais à condition de laisser l’appareil parfaitement stable sur son trépied ! Vous l’avez compris, la télécommande s’impose lorsqu’il s’agit de passer au mode Bulb pour éviter le flou de bougé.

Vous pouvez opter pour une télécommande filaire ou à infrarouge. Peu importe, tant qu’elle vous permet de ne pas faire bouger votre appareil !

comment faire du light painting


Poser des repères

Comme vous vous en doutez, il est très difficile de se repérer dans le noir. C’est pourquoi, lorsque l’on fait du light painting, il est important d’utiliser des repères. Placez de petits objets au sol et déplacez-vous lentement en tâtonnant le sol avec votre pied. Sinon, vous prenez le risque de sortir du cadre et de devoir tout recommencer encore et encore.

Dans un premier temps, vous allez beaucoup tâtonner et c’est tout à fait normal ! Ne vous découragez pas et persévérez ! Après tout, c’est en photographiant la lumière qu’on devient light painter, n’est-ce pas ?


Comment jouer avec la lumière ?


Les lumières indirectes

La lumière indirecte est une lumière, qu’elle soit naturelle ou non, qui éclaire un sujet. Dans ce cas, c’est le sujet en lui-même qui sera mis en valeur sur la photo.

Si l’on adopte la technique de la pose longue et que l’on déplace cet objet éclairé à différents endroits, celui-ci laissera une trainée de lumière sur le capteur. C’est ainsi que l’on obtient par exemple une photo de route où seuls les phares des voitures apparaissent.

Avant de vous lancer dans du light drawing, entraînez-vous d’abord à photographier des objets lumineux par essence. Par exemple, vous pouvez vous entraîner avec les phares de voitures, comme nous venons de le voir, ou avec une grande roue de fête foraine. 


Les lumières directes

Ici, il s’agit de diriger le faisceau de la lumière directement vers le capteur. C’est notamment ainsi que l’on obtient des mots suspendus en l’air ou des dessins de lumière aux formes originales.

Voyons ceci d’un peu plus près par un exemple concret : imaginons une séance photo pour des fiançailles. Il fait nuit et nos deux tourtereaux voudraient immortaliser leur amour par un cliché de light painting.

Dans ce cas, donnez une lampe torche à chacun et demandez-leur d’écrire lentement dans l’air le prénom de l’autre. Bien sûr, il faut que le prénom soit écrit à l’envers pour pouvoir le lire sur la photo. Faites en sorte que les amoureux ne soient pas éclairés et utilisez le mode bulb pendant 2 minutes. Le résultat final montrera les deux prénoms en lévitation.


Les autres techniques de light painting


La technique des sparks : vous allez faire des étincelles

La technique des sparks donne un aspect sublime et totalement surréaliste à vos clichés. En anglais, sparks signifie « étincelles ». Il s’agit donc de créer des étincelles pour donner un effet spectaculaire et un peu fou aux images.

On obtient ces effets en faisant tourner de la laine d’acier ou de la paille de fer incandescente à grande vitesse. Non sans rappeler un feu d’artifice, les étincelles tournoyantes provoquent un filé de lumière dont le rendu est souvent très impressionnant !

Attention tout de même, car si cette technique est sublime, elle peut aussi s’avérer très dangereuse si certaines règles de sécurité ne sont pas respectées. Mieux vaut donc être très prudent et bien se renseigner avant de se lancer dans la réalisation de sparks.  

Si vous voulez vous essayer à cette technique, vous pouvez commencer en utilisant des bougies d’anniversaire étincelantes. Ainsi, il n’y a pas trop de danger et le rendu peut déjà être très sympa.


La photo circumpolaire, la tête dans les étoiles

Là encore, il s’agit de l’un des dérivés du light painting. La photo circumpolaire donne un effet rond au ciel étoilé. On y découvre le mouvement des étoiles, imprimé en très, TRÈS longue pose !

Pour réaliser cette technique, il est nécessaire d’orienter son objectif photo vers le Nord et de faire la mise au point sur l’étoile Polaire… d’où le nom de photo circumpolaire. Idéalement, il faut choisir une nuit claire et sans nuages, où la lune est assez peu présente.

Ce dernier point est capital, car si la lune n’est pas là, il sera difficile d’avoir assez de lumière pour faire la photo et si la lune est pleine, elle dispensera à l’inverse trop de lumière et surexposera la photo.


Ce qu’il faut retenir sur le light painting


Pour réussir ses photos de light painting, un seul mot d’ordre : la créativité ! En effet, cette technique de photographie est l’une des meilleures pour être créatif et prendre des clichés aussi beaux qu’originaux.

N’oubliez pas que pour faire ce type de photographie vous aurez besoin de :

  • un appareil photo reflex ou hybride avec, si possible, un objectif grand-angle ;
  • un trépied photo pour stabiliser l’image ;
  • une télécommande pour ne pas faire bouger votre appareil photo lors des longues poses ;
  • une source de lumière, qu’elle soit directe ou indirecte.

Appliquez la technique de la pose longue et apprenez à exposer votre capteur à la lumière directe ou indirecte. Si le cœur vous en dit, tentez le light drawing, les sparks, en commençant avec des bougies d’anniversaire, ou la photo circumpolaire.

Enfin, persévérez et ne vous découragez pas ! Tentez, expérimentez, réessayez. Cette technique photographique prend du temps et ne s’acquiert pas du jour au lendemain. Le plus important est que vous y preniez du plaisir !

Cet article vous a plu ? Pensez à le partager et à en parler autour de vous ! Et pour devenir un véritable as de la photographie, découvrez vite mes programmes de formation ! À très bientôt.