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Les 5 techniques qu'utilisent les photographes professionnels

Ça y est, vous avez enfin l’appareil photo de vos rêves entre les mains ! Vous l’avez testé en prenant quelques clichés en mode automatique, mais vous vous dites qu’il est tout de même dommage d’avoir un si bel appareil et de ne pas s’en servir comme un pro. Vous passez donc en mode manuel et là, tout se complique : vos photos sont sur ou sous-exposées, le rendu est flou et vous vous demandez comment faire pour dompter cet engin.

Vous avez donc commencé par apprivoiser les notions d’ouverture du diaphragme, de vitesse d’obturation, de longueur focale ou encore de mise au point. Pourtant, vous sentez qu’il manque toujours quelque chose… Et s’il s’agissait du réglage de la sensibilité ISO ? Vous vous demandez de quoi il s’agit ? Lisez ce qui suit et, à la fin de cet article, on vous garantit que vous saurez tout sur les ISO !

La sensibilité ISO, qu’est-ce que c’est ?

Comme vous le savez sûrement, la lumière pénètre à l’intérieur d’un l’appareil photo à travers la lentille de l’objectif jusqu’à un capteur placé au fond du boîtier. La sensibilité ISO représente la capacité de ce capteur à enregistrer la lumière. Les ISO sont représentés par un chiffre, commençant généralement à partir de 100. Les ISO doublent à mesure qu’on les augmente : 100, 200, 400, 800, etc. Certains boîtiers ultra performants, comme le Nikon D5, vont jusqu’à 3 280 000 ISO, mais il est tout de même déconseillé de dépasser les 6 400 ISO sur un appareil plus classique au risque de dégrader l’image.

En effet, plus les ISO sont élevés, plus la sensibilité à la lumière est forte et plus le bruit numérique est présent. Savez-vous ce qu’est un bruit numérique ? Il s’agit de ces petits pixels colorés que l’on retrouve parfois sur certaines photos. Cela ressemble à une sorte de poussière numérique qui parasite une image et altère sa netteté en lui donnant un effet légèrement flou.

capteur photo

Mais revenons à nos ISO ! La logique est la suivante : à 100 ISO, le capteur a besoin de beaucoup de lumière pour produire une photo alors qu’à 1 600 ISO, il a besoin de bien moins de lumière. Vous l’aurez compris : plus il y a de lumière moins l’ISO a besoin d’être élevé. En plein soleil par une belle journée d’été, pas besoin de monter au-delà de 100 ISO. Au contraire dans un endroit peu éclairé, comme à l’église lors d’un mariage par exemple, il ne faut pas hésiter à monter jusqu’à 1 600, voire 3 200 ISO.

Les boîtiers sont généralement conçus pour une utilisation optimum à 100 ou 200 ISO. Dès que l’on modifie ce chiffre initial, aussi appelé sensibilité native, on détériore légèrement la photo par du bruit numérique. En d’autres termes, plus on augmente les ISO, plus on dégrade le cliché.


Au fait, comment ça marche ?


La bonne quantité de lumière

La quantité de lumière captée a bien sûr une influence sur l’exposition d’une photo. Si une quantité de lumière donnée frappe un capteur réglé sur une sensibilité basse, 100 ISO par exemple, l’image risque d’être sous-exposée puisque le capteur n’a pas pu intercepter toute la lumière. À l’inverse, si pour la même quantité de lumière, on règle une sensibilité trop élevée, disons 6 400 ISO, le rendu sera alors surexposé, car le capteur aura perçu trop de lumière.


Le triangle d’exposition : la base !

Passons rapidement en revue le triangle d’exposition. Il s’agit là d’une notion incontournable en photographie ! Pour une photo parfaite, il faut prendre en compte trois paramètres : l’ouverture du diaphragme, la vitesse d’obturation et les ISO. Tout d’abord, rappelons rapidement ce que sont l’ouverture et la vitesse : la première représente le diamètre du diaphragme, plus il est large plus la lumière passe ; la seconde désigne la vitesse à laquelle le rideau se baisse pour prendre le cliché, plus il est rapide, moins la lumière a le temps de rentrer.


La métaphore du verre d’eau

Maintenant, imaginez que vous ayez soif. Vous saisissez un verre dans le placard puis vous l’approchez d’un robinet que vous tournez jusqu’à ce que le verre soit rempli de la quantité d’eau désirée. Si vous ouvrez le robinet doucement, peu d’eau s’écoule et le verre se remplit lentement. À l’inverse, si vous ouvrez le robinet en grand, le verre se remplit vite, car l’eau coulera rapidement.

Eh bien, voilà, c’est ça le triangle d’exposition ! Pour vous servir un verre d’eau, il vous faut pouvoir gérer l’ouverture du robinet, la vitesse de l’eau et la contenance du verre. Pour capter la bonne quantité de lumière, il vous faut maîtriser l’ouverture du diaphragme, la vitesse et les ISO. Un verre peu rempli représente une photo sous-exposée. Un verre qui déborde est une photo surexposée. C’est tout simple, n’est-ce pas ?

sensibilité ISO


Prendre la photo parfaite en fonction de son appareil

Quoi qu’il arrive, où que vous soyez, préférez toujours regler les ISO le plus bas possible. Comme nous l’avons déjà vu, plus le chiffre est haut, plus le risque de bruit est élevé. Afin d’éviter ce genre de désagrément, commencez par régler la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme. Ensuite vous aviserez si oui ou non vous devez augmentez ou baisser les ISO.

Sachez cependant que tout cela dépend grandement de la qualité de votre appareil photo. Un appareil d’entrée de gamme fera apparaître du bruit sur vos clichés dès 800 ISO, alors qu’un appareil haut de gamme pourra facilement monter à 5 000 ISO sans encombre. N’hésitez pas à faire des tests avec votre boîtier pour voir jusqu’à quel chiffre vos photos restent nettes.

Le petit plus : une fois que vous maîtriserez parfaitement votre appareil photo, tentez de monter en ISO pour créer un « bruit artistique ». En effet, selon les sujets et les envies du photographe, un léger bruit peut apporter un effet doux ou vintage à votre photo, mieux qu’un filtre Instagram !


Comment régler les ISO de votre appareil ?

Dans le menu de votre appareil numérique, reflex ou hybride, vous trouverez rapidement la commande des ISO. Certains appareils ont une touche en surface prévue à cet effet, d’autres nécessitent d’aller chercher la fonction dans le menu.


Conseil n° 1

Si vous avez la possibilité d’attribuer des fonctions à plusieurs touches rapides, réglez immédiatement l’une d’entre elles sur ISO. Cela vous fera gagner un temps précieux lors de vos prises de vue.


Conseil n° 2

Une fois votre séance photo terminée, pensez toujours à revenir à la sensibilité initiale, 100 ou 200 ISO selon les appareils. Cela vous évitera de mauvaises surprises si vous devez dégainer votre appareil photo devant une scène fugace.


L’art de régler les ISO

Nous l’avons évoqué plus haut, la sensibilité du capteur commence souvent à 100 ISO pour doubler au fur et à mesure. Bien sûr, chaque moment est unique et la lumière varie très souvent, mais voici à peu près comment régler les ISO selon différents cas de figure :

  • 100-200 ISO : photographie en extérieur par une belle journée d’été ensoleillée ;
  • 400 ISO : journée sombre, pas de soleil ou tombée de la nuit ;
  • 800 ISO : soleil couchant ;
  • 1 600 ISO : soirée avec éclairage public ou en intérieur ;
  • 3 200 ISO : soirée très peu éclairée, concert, bougies… ;
  • 6 400 ISO : photo de nuit, très peu d’éclairage

sensibilité ISO

Au-delà de 6 400 ISO, le bruit numérique devient beaucoup trop important, à moins de posséder un appareil très haut de gamme. Mieux vaut utiliser un flash que de dépasser ce chiffre dans un environnement sombre ou sans beaucoup de luminosité.


Les réglages spéciaux

Certains appareils affichent des commandes ISO en plus : L, H1 et H2. Voici à quoi elles correspondent :

  • L : signifie low. Il s’agit des ISO les plus bas, c’est-à-dire deux fois moins important que le plus petit chiffre. Donc si votre ISO initial est de 100, L correspond à 50 ISO ;
  • H1 : représente une sensibilité deux fois plus importante que le chiffre le plus élevé qui est affiché. Pour une sensibilité de 25 600 ISO maximum, le H1 correspond donc à 51 200 ISO ;
  • H2 : équivaux au double du H1. Donc, si l’on reprend notre précédent exemple, le H2 correspondra à 102 400 ISO.


Pourquoi donc augmenter les ISO ?

S’il vaut toujours mieux regler les ISO en dernier recours, évitez tout de même de trop baisser la vitesse d’obturation. Mieux vaut augmenter les ISO que de prendre le risque d’avoir un flou de bougé à cause d’une vitesse trop lente.

Généralement, on augmente les ISO pour :

  • s’adapter à la luminosité ambiante ;
  • créer du bruit et donner ainsi un rendu artistique à son cliché ;
  • augmenter la vitesse de prise de vue ;
  • augmenter la profondeur de champ en ouvrant un peu plus le diaphragme ;
  • équilibrer le triangle d’exposition !


Comment bien choisir sa sensibilité ISO ?


Testez et approuvez

Le secret lorsque l’on débute la photographie est de tester, tester et encore tester jusqu’à maîtriser son appareil photo ! Dans cette phase d’apprentissage, tout est permis et l’on peut tenter toutes les folies. Cependant, il est toujours utile d’avoir quelques réglages de base en tête afin de savoir un minium où l’on va. Voyons ensemble quelques cas d’école et comment bien choisir l’ISO à chaque fois.


Le ciel, le soleil et la mer

Vous êtes en été, il fait beau, il fait chaud et le soleil brille. Vous souhaitez prendre en photo vos enfants qui jouent au bord de la mer. Vous sortez alors votre tout nouvel appareil photo positionné en mode manuel, augmentez la vitesse d’obturation, fermez l’ouverture de plusieurs diaphs et laissez la sensibilité de votre capteur à 100 ISO. Vous l’avez compris, le but est de ne pas surexposer vos images, car la quantité de lumière est ici très importante.


Venise et ses gondoles

Vous partez découvrir le carnaval de Venise en plein mois de février. Le ciel est gris, les canaux sont étroits et comme il fait froid vous décidez de prérégler vos ISO avant de sortir de l’hôtel pour ne pas avoir à perdre de temps. Mais au fait, quel ISO choisir ? Eh bien, 400 ISO devraient faire l’affaire puisque la luminosité semble plutôt faible. Ensuite, ce sera à vous de jouer avec l’ouverture et la vitesse pour des photos nettes et une profondeur de champ à votre goût.


En attendant le Père Noël

Vous êtes invité à fêter Noël en famille. La nuit est tombée depuis longtemps, les lumières sont éteintes afin de donner un aspect feutré à la pièce et vous décidez d’immortaliser ce doux moment familial. La scène n’est éclairée que par un feu de cheminée, quelques bougies et les diodes clignotantes du sapin. Alors montez les ISO à 3 200, accélérez la vitesse d’obturation et regroupez toute la tribu autour de la bûche. Veillez cependant à laisser une ouverture suffisante pour laisser entrer la lumière sans altérer la profondeur de champ.


Comme à l’époque

Vous êtes face à une scène digne d’un cliché de l’agence Magnum et vous avez décidé de concurrencer les plus grands photographes des années 50. Alors montez les ISO autant que vous le souhaitez afin de créer du bruit et de donner à votre photographie un grain so vintage ! Notez que bien maîtrisé, un bruit sur une photographie en noir et blanc donnera un léger flou qui apportera de la douceur et atténuera les contrastes entre les nuances de blancs et de noirs.

comment régler les iso


En bref

Voici tout ce que vous devez retenir pour maîtriser les ISO :

  • Qui ? : vous, le photographe, qui devez maîtriser les règles du triangle d’exposition afin de rendre vos photos les plus nettes possible ;
  • Quoi ? : les ISO, représentés par des chiffres qui indiquent la sensibilité avec laquelle la lumière sera enregistrée ;
  • Où ? : sur le capteur, placé au fond de votre boîtier, il capte la lumière en fonction de sa sensibilité et la traduit en image ;
  • Quand ? : à chaque prise de vue, en fonction de la luminosité ou lorsqu’il est nécessaire d’équilibrer le triangle d’exposition ;
  • Comment ? : grâce au menu de votre appareil, vous devez sélectionner le nombre d’ISO le plus adapté à la circonstance ;
  • Combien ? : à partir de 100 jusqu’à plus de 3 M selon les boîtiers. Plus le chiffre sera bas plus la sensibilité sera faible ;
  • Pourquoi ? : pour améliorer la netteté d’une image, pour éviter le bruit numérique… Bref, pour prendre des photos au top !

Vous aimeriez en savoir plus sur le triangle d’exposition, pouvoir maîtriser votre boîtier comme un pro et apprendre à saisir l’instant ? Lisez nos autres articles sur le blog et consultez nos différents programmes de formation !

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